Châtaigne des Cévennes
Le produit
L’AOP « Châtaigne des Cévennes » désigne les fruits à l’état frais, sec ou transformé en farine provenant de l’espèce Castanea sativa et d’un ensemble de variétés traditionnelles, issues de vergers de châtaigniers greffés, avec des caractéristiques communes.
Arômes et saveurs
Sous sa forme fraîche, la « Châtaigne des Cévennes » développe une saveur sucrée puissante, des arômes intenses et persistants de miel, de lait chaud, de fruits secs, de violette et de patate douce. Sa texture souple laisse peu de morceaux en bouche après dégustation.
La « Châtaigne des Cévennes » sèche, ou « châtaignon », propose, quant à elle, des arômes intenses et persistants de fruits secs et de pain chaud. Naturellement sucrée, elle présente une texture ferme avec des morceaux en fin de bouche. Enfin, la farine de « Châtaigne des Cévennes », issue de châtaignes sèches, se caractérise par une saveur sucrée, une forte intensité aromatique de fruits secs et de noix/noisette et une saveur légèrement amère.
Un produit, un territoire
Adaptée au climat méditerranéen, la production de châtaignes s’étend sur le massif étendu des Cévennes : Gard, Lozère et Hérault et quelques communes de l’Aveyron et du Tarn. La culture du châtaignier façonne le paysage cévenol : des murs de pierres sèches sont construits dans les fortes pentes pour former des terrasses équipées de canaux d’irrigation et d’évacuation. Traditionnellement, la châtaigne est épluchée et séchée dans des bâtiments nommés « clèdes » ou « sécadous ». Les savoir-faire des producteurs résident dans l’expertise des terrains, des arbres et la maîtrise des techniques de greffages.
Un produit reconnu
L’AOP « Châtaigne des Cévennes » a obtenu sa reconnaissance en janvier 2023. L’ancienneté du châtaignier en Cévennes remonte à l’ère tertiaire (feuilles et châtaignes fossilisées) avec une incertitude sur sa persistance après les périodes glaciaires (étude des pollens). Les premières et véritables preuves de sa présence de par sa culture apparaissent dans les années 1000 à l’appui d’une étude sur la toponymie (nom et étymologie) des parcelles. Puis dès le Moyen Âge, à partir des textes médiévaux, la culture du châtaignier est avérée et connaît un essor . Du XVIème au XVIIème siècle, l’importance de la ressource alimentaire castanéicole a contribué à la résilience des
Cévenols durant les périodes de conflits, notamment pour les protestants et les camisards pendant Les Guerres de religions.
Le saviez-vous
On appelle castanéiculture l’activité agricole consistant à cultiver le châtaignier.